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Interview Amadou Ly, « Il faut que chacun s’investisse pour des services d’eau pérennes »

Publié le: 15/05/2013

Amadou Ly est à la fois agent technique d'Agriculture secrétaire du Conseil Communal de l'Eau et de l'Assainissement (CCEA). Avec les autres membres du CCEA, Amadou Ly a sillonné les villages pour diagnostiquer le fonctionnement des AU. Dans cette interview, il nous livre la situation des AUE de la commune, à la lumière des résultats du diagnostic. Les tournées auprès du CCEA s'inscrivent dans le projet Triple-S, mis en œuvre par IRC, fiancé par l'USAID à travers le programme d'amélioration de l'approvisionnement en eau potable, hygiène et assainissement en Afrique de l'ouest, WA-WASH.
Amadou Ly en plein lecture de son rapport de tournéePourquoi auprès des AUE de la commune ?
 

Nous avons fait des sorties dans les villages pour faire le diagnostic de la mise en place des AUE. Nous Les résultats montrent que dans l’ensemble il y a des problèmes du fait que les membres des bureaux exécutifs ne connaissent ni les statuts ni les règlements intérieur de l’AUE. C’est pourquoi nous constatons la méconnaissance du rôle que doit jouer chaque membre de l’AUE. Cela a pour conséquence des dysfonctionnements dans la gestion des affaires de l’AUE. Nous avons constaté également, le non-paiement des redevances puisque la population ne voulait pas cotiser. Les membres des AUE n’ayant pas de fonds pour les reverser à la commune. Nous avons constatés d’autres problèmes plus graves. Dans certains villages, nous avons rencontrés des usagers qui accaparent les forages entravant du même coup à une gestion saine des équipements. L’eau étant une denrée précieuse cela constitue un problème dans les communautés. En un mot, la situation de l’eau potable est difficile dans la commune de Gorgadji.

Que faut-il faire pour remédier ?

Il convient de faire une sensibilisation auprès des usagers afin qu’ils comprennent l’importance de l’AUE. Une fois qu’ils auront compris, ils soutiendront les AUE dans leurs tâches. Le plan d’actions que nous venons de concevoir doit être utile à niveau. Mais pour qu’il soit entièrement utile, il faut  un accompagnement constant. Il ne faudrait pas qu’on adopte un plan qu’on le range dans les tiroirs.  Il faudra que les partenaires et la mairie s’investissent pleinement à ce que le plan soit mis en œuvre. S’ils investissent, les problèmes seront réduits considérablement. Il faut que tout le monde mette la main à la pâte pour que nous réussissions à garantir des services d’eau potables pérennes, dans la commune de Gorgadji.

Interview réalisée par Nouroudine Salouka