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La durabilité des infrastructures d'hygiène et d'assainissement à Sèhouè

Publié le: 12/04/2013

 A Sèhouè comme dans la plupart des localités du Bénin, la durabilité des infrastructures d'hygiène et d'assainissement dépend largement de la sécurité alimentaire.

[caption id="" align="alignright" width="80"] Des latrines publiques à Cotonou.[/caption]

Dans le marché de Sèhouè à une centaine de kilomètres de Cotonou au Bénin, les sachets usés sont étalés du goudron vers les latrines publiques de l'autre côté de la voie. Au fur et à mesure qu’on avance vers les latrines, vous voyez plus de sachets et de déchets pour finalement vous retrouver sur un énorme tas d'ordures tout autour des latrines rendant celles-ci presque inaccessible. Les deux modules de latrine sont hermétiquement fermés. « C'est plein donc les autorités l'ont bloqué » lance Banoudé, une dame, les bras chargés de légumes dont la maison se situe derrière les latrines.

La plupart des latrines publiques sont pleines, sales et délaissées ou bloquées pour qu'à la suite des fosses, l'intérieur des bâtiments ne se remplisse. Les projets de latrine publiques prévoient généralement les vidanges des fosses par les bénéficiaires.

 A Sèhouè comme dans la plupart des localités du Bénin, la durabilité des infrastructures d'hygiène et d'assainissement dépend largement de la sécurité alimentaire.

Des latrines publiques à Cotonou.

Dans le marché de Sèhouè à une centaine de kilomètres de Cotonou au Bénin, les sachets usés sont étalés du goudron vers les latrines publiques de l'autre côté de la voie. Au fur et à mesure qu’on avance vers les latrines, vous voyez plus de sachets et de déchets pour finalement vous retrouver sur un énorme tas d'ordures tout autour des latrines rendant celles-ci presque inaccessible. Les deux modules de latrine sont hermétiquement fermés. « C'est plein donc les autorités l'ont bloqué » lance Banoudé, une dame, les bras chargés de légumes dont la maison se situe derrière les latrines.

La plupart des latrines publiques sont pleines, sales et délaissées ou bloquées pour qu'à la suite des fosses, l'intérieur des bâtiments ne se remplisse. Les projets de latrine publiques prévoient généralement les vidanges des fosses par les bénéficiaires.

Du coup, les populations doivent payer 25 francs (0.03 Euro environ) pour aller aux toilettes. Une somme largement insuffisante pour l'entretien au quotidien mais que les populations ont du mal à payer. « Pendant qu'il y a la brousse partout, pourquoi irai-je payer une somme qui pourrait me permettre de payer des épices » confie Banoudé.

Sur l’un des modules on peut lire ‘’PPEA’’. Il s’agit de la première phase du Projet pluriannuel d’appui à l’eau et à l’assainissement financé par les Pays-Bas dont la seconde phase d’un montant de près de 80 millions de dollars a été lancée en décembre 2012.

Ces latrines construites il y a quelques années sont destinés à régler un problème d'assainissement pour tous. Mais les populations ont fort à faire pour tacler la faim et la pauvreté. Ici au marché de Sèhouè, les vendeuses comptent les heures entre les passages de bus, de véhicules et de motos. Avec des recettes comprises entre 200 et 500 f par jour (un peu moins de 1 EURO). Ici  vit une bonne partie des 33% de gens vivant en dessous du seuil de la pauvreté.

Les discussions pour un agenda post 2015 qui se mènent actuellement doivent prendre en compte l’importance de la sécurité alimentaire des groupes vulnérables dans la durabilité des infrastructures d'hygiène et d'assainissement.

Par : Pacôme Tomètissi

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