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La mer Morte menacée d’assèchement

Publié le: 14/11/2011

L’évaporation menace de faire définitivement mériter son nom à la mer Morte, qui pourrait à moyen terme devenir un désert de sel. Le bassin aquatique le plus bas de la Terre ne reçoit pratiquement plus d’eau douce du Jourdain. L’évaporation …

L’évaporation menace de faire définitivement mériter son nom à la mer Morte, qui pourrait à moyen terme devenir un désert de sel.

Le bassin aquatique le plus bas de la Terre ne reçoit pratiquement plus d’eau douce du Jourdain. L’évaporation pourrait achever de le transformer en désert.Tamar, le maître-nageur de la plage d’Ein Gedi, affirme qu’il voit descendre à l’œil nu le niveau de la mer Morte. Sa cabine est montée sur roues, pour pouvoir la déplacer avec la plage. « Il y a trois mois, la rive était au niveau de ce tonneau bleu », dit-il en montrant un bidon. Le bord se trouve maintenant une dizaine de mètres plus loin.

Le niveau de la mer Morte n’a jamais cessé de fluctuer à travers l’histoire. Mais ce fragile écosystème est aujourd’hui gravement menacé.

La mer Morte a longtemps été alimentée en eau douce par le Jourdain, qui coule depuis le lac de Tibériade, à environ 180 kilomètres au nord. Sous l’effet de la chaleur intense qui règne dans cette vallée, prolongement de la Rift Valley, fracture tectonique courant à travers l’Afrique de l’Est et la mer Rouge, l’évaporation produit cette étendue d’eau ultrasaline, solution tellement saturée en minéraux qu’aucun organisme vivant n’y subsiste.

Mais l’apport d’eau douce s’est presque tari. « L’eau du Jourdain n’arrive pratiquement plus », explique Nir Papai, vice-président de la Société de protection de la nature en Israël. « Dans les années 1960, Israël a construit une série de barrages qui captent l’essentiel du lac de Tibériade pour alimenter en eau potable le reste du pays. Ce qui coulait encore est depuis utilisé par la Jordanie, qui pratique dans la vallée du Jourdain une agriculture sous serre gourmande en eau. Tout le monde pompe…»

A part l’eau des pluies hivernales et celle des égouts des villes de Cisjordanie, la mer ne reçoit presque plus rien.

Lire l’article en intégralité, Le Figaro, 9 novembre 2011.