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Les chefs traditionnels participent à la lutte contre le Choléra

Publié le: 15/02/2013

L’épidémie de choléra qui sévit au Niger a fait selon les experts plus de 3000 victimes en 2012 principalement dans la région de Tillabéry. Ce nombre élevé de victimes est dû essentiellement à la consommation de l’eau souillée et aux …

Photo: Jeune Afrique

L’épidémie de choléra qui sévit au Niger a fait selon les experts plus de 3000 victimes en 2012 principalement dans la région de Tillabéry. Ce nombre élevé de victimes est dû essentiellement à la consommation de l’eau souillée et aux mauvaises pratiques d’hygiène qui favorisent la propagation de la maladie.

C’est pourquoi, le Gouvernement a entrepris avec l’appui de ses partenaires dont la commission de l’aide humanitaire de l’Union Européenne (ECHO) et le Fonds central pour les interventions d’urgence de l’ONU (CERF) de sensibiliser les communautés touchées par cette préoccupante question de santé publique.

Le Wash cluster coordonnateur de mise en œuvre de la campagne a sollicité le soutien des autorités coutumières, administratives et sanitaires qui ont une plus grande audience auprès des communautés pour aider à éliminer les obstacles, rumeurs et autres tabous sur le choléra. Dans cette dynamique, il a été ainsi prévu de mobiliser les populations à risques du choléra à travers 4 rencontres communautaires appelées «forum des chefs traditionnels».

Aussi, faut-il le rappeler, cette maladie est due à des germes qui sont dans les selles. On attrape ainsi le choléra quand on mange ou quand on boit de l’eau souillés.

Dans la dynamique de la riposte contre le choléra, les différents acteurs déployés sur le terrain par le Wash Cluster s’activent en effet à faire comprendre aux populations les risques que constitue le cholera sur la vie des membres de leurs familles, de la communauté et à une plus grande échelle sur le développement du pays.

Lors du 1er forum organisé dans son fief, le chef de canton de Karma son Altesse Tinni Nouhou déclare : « Certains disent que cette eau nous la buvons toujours, depuis nos ancêtres ce n’est pas maintenant que cela va nous tuer ! Eh bien, les gens mourraient depuis toujours, mais on ne savait pas de quoi !

Les échanges ont été ouverts et directs entre les chefs de village, les experts de la santé, les gens des média, chacun apportant sa compréhension du problème et la nécessité de prévenir le choléra et a la suite des échanges, des séances de démonstration de la technique de traitement de l’eau de boisson à l’Aquatabs et au Pur ont été effectuées par les organisateurs.

A la fin de la rencontre, des messages clés ont été partagés avec la population. Ces messages clés sont notamment : se laver les mains à l’eau et au savon en sortant des toilettes et avant de manger. Il s’agira aussi de sensibiliser en permanence les riverains afin qu’ils évitent de déféquer à proximité ou dans les points d’eau de surface, mais surtout pour qu’ils développent le réflexe de purifier systématiquement l’eau du fleuve ou des mares avant de la boire !

A la fin de la rencontre, des kits de désinfection de l’eau de boisson ont été distribués aux participants.

Source : Office National d’Edition et de la Presse (Sahel), 7 février 2013.

Nouvelle analogue : L’épidémie de choléra au Niger se propage à la faveur des inondations, Nigeronline.info, 19 Septembre 2012.